Passivitées hormonales

mercredi 30 novembre 2011

Le nuage

Il y a des jours où la vie c'est de la merde, et aujourd'hui, j'adorerais me poser sur un nuage et dire adieu à tout ça quelques minutes, tout regarder du haut en comprenant pourquoi telle ou telle décision a été prise, parce qu'aujourd'hui, je crois que tout me dépasse. Tout va trop vite, et en rentrant chez moi, j'ai voulu faire ce petit truc débile qu'on voit dans les films chez les gens classes: "tu fais quoi en rentrant chez toi le soir?" "moi? Bin je médite tiens! Tu devrais essayer, tu verras, ça va te détendre." Je sais maintenant que je n'ai pas l'entrainement nécessaire et que je ne sais pas méditer. Je ne suis pas détendue, je suis énervée au possible. Je suis excédée, je suis fatiguée, je suis triste, je suis en colère et j'ai honte. C'est absolument nul. J'ai froid. Pendant cette méditation ratée, chaque instant nul de ma journée est revenu s'installer dans ma tête. C'était parfaitement anti-productif. L'effet tout à fait inverse de ce que je désirais.
Et puis je me suis demandée ce qui avait été bien dans ma journée, ce qui m'avait fait sourire. Yaël, je n'ai trouvé que toi.

Quelle sale journée. De toute façon, ça va passer.


Aujourd'hui, je suis fatiguée.

samedi 5 novembre 2011

Le pensionnat

Vous êtes si jolies
Quand vous passez le soir
À l'angle de ma rue,
Parfumées et fleuries
Avec un ruban noir,
Toutes de bleu vêtues.
Quand je vous vois passer,
J'imagine parfois
Des choses insensées,
Les rendez-vous secrets
Au fond d'un jardin froid,
Des serments murmurés.

Le soir, dans votre lit,
Je vous devine nues.
Un roman à la main,
Monsieur Audiberti
Vous parle d'inconnu.
Vous êtes déjà loin.
Vos rêves, cette nuit,
De quoi parleront-ils ?
Le soleil fut si lourd.
Demain, c'est samedi.
Je guetterai fébrile
Votre sortie du cours.

Dimanche sera gris.
Je ne vous verrai pas,
Pas avant lundi soir.
Où serez-vous parties ?
Qui vous tiendra le bras ?
Que vous fera-t-on croire ?
Je crois que je vous dois
De vous faire un aveu :
Petites, écoutez-moi.
C'est la première fois
Que je suis amoureux
De tout un pensionnat.


Fontenay-aux-Roses . Maxime Le Forestier


vendredi 4 novembre 2011

Bobby

Busted flat in Baton Rouge, waiting for a train
And I's feeling nearly as faded as my jeans.
Bobby thumbed a diesel down just before it rained,
It rode us all the way to New Orleans.

You know feeling good was good enough for me,
Good enough for me and my Bobby




Tadadam, tadadam.



Brassens est en nous



Les marches du pouvoir